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Environnement

Bruit


Le bruit est l’un des enjeux prioritaires de la politique environnementale d’Air France-KLM. Nous nous efforçons de réduire les impacts générés par nos activités en prenant les mesures nécessaires et en dialoguant avec les communautés locales. Tout en répondant à la demande croissante de la clientèle en matière de mobilité, l’un des défis de l’industrie de l’aviation consiste à maintenir le niveau de bruit à un seuil acceptable pour les personnes vivant à proximité des aéroports.

Air France-KLM a réduit son empreinte sonore de 33% entre 2000 et 2019 alors que le nombre de mouvements augmentait de 18% sur la même période. Le ratio de l’énergie bruit par mouvement est en constante diminution et représente en 2019 une réduction de 43% par rapport à l’année 2000.

RÉDUCTION DU BRUIT À LA SOURCE

La modernisation de la flotte et l’amélioration des procédures opérationnelles sont les deux piliers de la politique de réduction du bruit du Groupe.

Renouvellement de la flotte

Nous poursuivons une politique active de renouvellement et de modernisation de la flotte, participant ainsi à l’amélioration de notre efficacité énergétique et à la réduction de notre empreinte sonore.

La totalité de la flotte d’Air France-KLM respecte les critères du Chapitre 4 de l’OACI, le standard le plus exigeant en matière de qualité acoustique pour les avions civils.

Nous avons réduit significativement notre empreinte sonore avec le retrait des avions les plus bruyants, Boeing 747 et A340, et l’introduction de Boeing 787-9 et d’Airbus A350 nous permettant d’avoir réduit notre empreinte sonore d’environ 40% par rapport à d’autres appareils de tailles similaires. L’empreinte bruit des types d’avions a été réduite au point que, à chaque décollage, l’exposition au bruit dans les alentours de l’aéroport est passée sous les 85 dB(A) (comparable au bruit d’un camion).

En 2019 :

  • Air France : retrait de deux A340 remplacés par deux B787-9 neufs et trois A350-900s. 
  • KLM : entrée de ses quatre premiers B787-10 en remplacement de trois B747-400 et retrait de deux B737-700 pour intégrer quatre B737-800. 

 

Procédures de moindre bruit

Des solutions spécifiques sont également recherchées pour réduire les émissions de bruit des avions. Nous travaillons à l’amélioration des procédures de départ et d’approche avec les autorités de l’aviation civile françaises et néerlandaises qui en évaluent les bénéfices environnementaux.

Ainsi, nous mettons en œuvre, lorsque cela est possible, des approches en descente continue ou les procédures NADP (Noise Abatement Departure Procedure) qui atténuent de manière sensible les nuisances sonores. Le programme SESAR vise également à améliorer la gestion du bruit et de son impact grâce à des procédures d’atterrissage plus précises fondées sur la navigation par satellite, des trajectoires de vol optimisées, notamment pour les opérations de montée et de descente.

En 2019, KLM a poursuivi l’application de la procédure de départ NADP2 et a réduit l’altitude d’accélération de 1 500 ft à 800 ft, permettant de réduire considérablement les nuisances sonores et les émissions de CO2 touchant les territoires proches de l’aéroport. 


DIALOGUE AVEC LES RÉSIDENTS, PARTAGER DES SOLUTIONS DURABLES

Air France et KLM s’investissent dans un dialogue permanent avec l’ensemble des parties prenantes sur chaque territoire. Elles se réunissent avec les représentants des communes riveraines, les autorités aéroportuaires et le contrôle aérien pour définir des mesures qui permettent de réduire les nuisances sonores pouvant affecter les riverains des aéroports.

Aux Pays-Bas, KLM est membre du Comité Consultatif Régional (CROS) qui a été remplacé en 2015 par le Conseil Régional Omgevings Raad Schiphol (ORS) et traite des questions de bruit ambiant. L’accord Alders Table fixe l’objectif de réduire de 5 % le nombre de personnes fortement gênées par le bruit dans le voisinage de l’aéroport de Schiphol d’ici 2020. Cet objectif a été dépassé cet objectif avec une marge de 20,3 %, grâce à sa politique de renouvellement de la flotte et de plusieurs mesures opérationnelles de moindre bruit. 

En France, ces échanges ont lieu principalement dans le cadre des Commissions Consultatives de l’Environnement (CCE) et des Commissions Consultatives d’Aide aux Riverains (CCAR). Air France est membre des CCE et des CCAR pour tous les aéroports français où elle opère.

Air France a participé activement aux travaux du groupe de travail Vols de Nuit mené par le préfet de région pour l’aéroport de Paris-CDG. Ce groupe de travail a notamment proposé de nouvelles procédures de descentes continues en cœur de nuit et a pris acte du retrait volontaire d’avions bruyants, dont les Boeing 747 d’Air France. Air France a poursuivi cet engagement avec l’annonce de la sortie de flotte des Airbus A340. En 2019, à l’occasion des Assises du Transport Aérien, le gouvernement a annoncé la volonté de généraliser les descentes continues à moyen terme (2023). Enfin, la ponctualité des vols programmés en soirée et tôt le matin fait l’objet d’un groupe expert de suivi.

Les réglementations françaises et néerlandaises intègrent la question des nuisances sonores de l’aviation dans les plans locaux d’urbanisme et soutient financièrement l’isolation acoustique des habitations.

  • En 2019, la contribution du groupe Air France (Air France, Air France HOP ! et Transavia France) à la Taxe sur les Nuisances Sonores Aériennes (TNSA) perçue par l’État s’est élevée à 18,3 millions d’euros. Son produit est affecté au financement de l’aide à l’insonorisation des logements situés en périphérie des principaux aéroports. Depuis la mise en place de la TSNA, environ 720 millions d’euros ont été affectés à l’insonorisation des logements, auxquels le Groupe Air France a fortement contribué.
  • Autour de l’aéroport de Schiphol, toutes les mesures prévues pour réduire l’empreinte sonore ont été mises en œuvre. Au cours des vingt dernières années, KLM a contribué à la majeure partie des impôts et taxes bruit, représentant un montant total de 754 millions d’euros, consacrés à l’isolation acoustique et au dédommagement de la dépréciation des biens immobiliers aux alentours de l’aéroport de Schiphol.

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